Anneke
Je lance ma plume à folle allure pour décrire Anneke. Pour cela, de temps à autres j'userai d'un langage savoureux et grossier, pardonnez-moi, une fois ne fait pas le costume. Je taille une veste à la mesure d'un cœur grand et fort; beau comme l'univers qui devient palot tout à coup à coté de la tornade Anneke. joli nom pour une tourmente. Une tourmente élégante. Elle porte de jolies chaussures à talons, des tissus soyeux, des bijoux inexistants et des lunettes perdues, trouvées, gardées, dans un café parisien ou un taxi plus bavard qu'elle. Elle parle haut, clair, parfois velouté. Elle rit franche et soudaine puis son regard s'éclaire de mille feux égarés. Tu n'as pas vu mon sac? Merde (pardon) j'ai oublié mes clés. Le vert des yeux devient gris bleu et la bouche s'arrondit furieuse et spontanée. Ca m'a couté une blinde ce sac. Je vais devoir appeler le serrurier, c'est une blinde merde (pardon). Puis le sourire esquisse jolie se dessine à nouveau. Elle s'aventure vers l'un, puis vers l'autre et séduisante lui demande parce qu'il est noir: "Et ton cœur, il est noir aussi?". Plus tard elle découvre un autre pays, une autre langue et dans son agenda à notes écrit "ave matekow", qu'elle prononce tout a fait délicatement "matecaoooaw". le bruxellois en est renversé. Moi aussi. Raconte-nous Anneke, que veux-tu dire par là exactement?
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